Concert
du pianiste Stéphane Lemelin
PROGRAMME
BEETHOVEN Sonate
pour piano en fa majeur, op.10
no 2
Allegro
Allegretto
Presto
SCHUMANN Fantaisie en ut majeur, opus 17
Durchaus
phantastisch und leiderschaftlich (fantastique
et toujours passionnée)
Mässig,
durchaus energisch (modéré, mais toujours énergétique)
Langsam
getragen, durchweg zu halten (lent
et soutenu)
ENTRACTE
SCHUBERT Sonate pour piano en sol majeur, D. 894
Molto
moderato e cantabile
Andante
Minuetto
Allegretto
STÉPHANE
LEMELIN
Le pianiste canadien
Stéphane Lemelin effectue régulièrement des tournées au Canada et a donné de
nombreux concerts aux États-Unis, en Europe et en Asie. M. Lemelin a été
soliste pour la plupart des grands orchestres du Canada, y compris l’Orchestre
symphonique de Montréal sous la direction de Charles Dutoit. Il s’est produit
en récital au Wigmore Hall de Londres, au Phillips Collection de Washington, au
Ladies Morning Musical Club de Montréal et pour la Vancouver Recital Society.
Depuis l’automne 2003, il fait partie du trio Hochelaga et est directeur artistique
du Prince Edward County Music Festival. Il est actuellement directeur du
département de musique de l’Université d’Ottawa.
Biographie
Stéphane Lemelin est né à
Mont-Joli, au Québec. Élève d'Yvonne Hubert à l'Ecole Vincent D'Indy de
Montréal, il travailla ensuite avec Karl-Ulrich Schnabel à New-York, Leon
Fleisher au Peabody Conservatory de Baltimore, Boris Berman et Claude Frank à
l'Université Yale, où il obtint un doctorat en musique. Lauréat du concours
international Robert Casadesus de Cleveland, il a été récipiendaire de
plusieurs prix nationaux et internationaux, dont des bourses du Conseil des
Arts du Canada, de la Fondation des Arts de l'Alberta et du gouvernement de
l'Autriche. M. Lemelin a enseigné à l'école de musique de l'Université Yale et
à l'Université d'Alberta. Professeur titulaire à l'Université d'Ottawa depuis
septembre 2001, Stéphane Lemelin se produit régulièrement à travers le Canada,
ainsi qu'aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. Pianiste de renommée mondiale au
répertoire vaste et varié, ses interprétations suscitent des commentaires
particulièrement élogieux.
LUDWIG
van BEETHOVEN (1770-1827)
Beethoven écrit la sonate pour
piano en fa majeur, la deuxième des trois sonates publiées en 1798,
quelques années à peine après être venu à Vienne pour étudier la composition
avec le vénérable Franz Josef Haydn. Dès le début, la
farouche et jeune génie de Bonn devient la coqueluche de la noblesse viennoise,
qui se confond en admiration pour son époustouflante dextérité au clavier et
ses compositions extrêmement originales. Beethoven se montre particulièrement
inventif et prenant dans ses œuvres pour piano. Il est tout particulièrement
fasciné par le défi que représente la sonate et, toute sa vie durant, il
donnera à cette forme des orientations dont le vieux Haydn n’aura jamais rêvé.
Contrairement aux envolées héroïques et à la puissance émotive des œuvres
tardives de Beethoven, la Sonate en fa majeur est une merveille de grâce
et de charmante espièglerie. Tout à fait agréable à écouter en elle-même, cette
exquise musique du début de sa carrière nous rappelle aussi que Beethoven n’a
pas toujours été le compositeur irascible et tourmenté qu’il est devenu plus
tard dans la vie.
ROBERT SCHUMANN (1810-1856)
Largement méconnu sa vie durant, Schumann est maintenant
considéré comme une des grandes figures de la musique du dix-neuvième siècle.
Ses compositions expriment clairement et subtilement la fascination des
Romantiques pour l’individualisme, la passion et l’extravagante fantaisie. Ses
œuvres pour piano, qui datent surtout des années 1830, regorgent de mélodies
inventives, d’harmonies luxuriantes et de vitalité rythmique. Schumann achève
la Fantaisie en ut majeur en 1838 lorsqu’il traverse une
longue et angoissante période de séparation de sa fiancée, la jeune pianiste
virtuose Clara Wieck. (Le père de Clara va même jusqu’à détruire leurs lettres
d’amour et à confisquer les cachets de concert de Clara. Ce n’est qu’après que
Robert ait obtenu gain de cause contre Wieck devant les tribunaux que le couple
sera réuni de nouveau et autorisé à se marier.) La sonate en trois
mouvements est un poème d’amour profondément touchant, un des plus émouvants
jamais composés pour le piano. Le premier mouvement s’ouvre dans un état de
fiévreuse exaltation qui semble passer follement du désir à l’angoisse,
simplement pour recommencer de nouveau. L’énergie et la passion qui se dégagent
se poursuivent au deuxième mouvement, qui culmine en une coda d’une difficulté
à faire frémir de terreur les pianistes les plus accomplis. Le dernier
mouvement, que Schumann a initialement intitulé Couronne d’étoiles par le
compositeur, évolue en une sérénité quasi onirique qui semble échapper aux
soucis et aux peines de notre monde. En s’approchant du dénouement, le rythme
de l’œuvre s’accélère et le ton s’affirme davantage, jusqu’à ce que la finale
se transforme en un glorieux hymne aux jeunes amants.
FRANZ SCHUBERT (1797-1828)
Comme Beethoven, son idole, le compositeur viennois Franz
Schubert écrit des sonates pour piano durant toute sa vie, traçant pour cette
forme musicale une voie à la fois inédite et très personnelle. Il compose la Sonate pour piano en
sol majeur en 1826, à peine deux ans avant sa
mort prématurée à l’âge de 31 ans. Même à ce jeune âge, Schubert est en pleine
possession de ses pouvoirs de création. In en résulte une toile musicale de
grande intensité d’expression, de lyrisme et d’invention mélodique, dont la
longueur et les proportions sont presque d’envergure symphonique. L’ambiance
qui se dégage en est une de contemplation psalmodiée, ponctuée d’occasionnels
débordements exubérants, où les nuages gris cèdent invariablement au temps
ensoleillé. De nombreuses années plus tard, un autre compositeur et critique de
musique, Robert Schumann, qualifiera cette œuvre de « la plus parfaite de
toutes les sonates de Schubert, tant par son esprit que par sa forme. » Bien
qu’au moment de sa publication en 1827 la Sonate en sol majeur contribue
à faire reconnaître Schubert comme un compositeur sérieux pour piano, les
auditoires viennois sont alors tout yeux tous oreilles pour la légèreté et la
frivolité des opéras de Rossini et autres œuvres désinvoltes. Dans une
tentative pour accroître l’attrait commercial de l’œuvre, l’éditeur de Schubert
partage la sonate entre ses quatre mouvements constituants, qu’il publie comme
des partitions distinctes. Tout succès produit par cette tactique commerciale
est toutefois de courte durée, puisque la Sonate en sol majeur tombe
dans l’oubli peu après la mort du compositeur, tout comme sa vingtaine d’autres
essais dans le genre. Même le prosélytisme infatigable de collègues comme Liszt
et Schumann ne suffit pas à garder vivantes ces œuvres de génie. Il faudra
attendre jusqu’au milieu du vingtième siècle qu’une petite coterie d’érudits et
d’interprètes les fassent renaître et leur redonne leur juste place dans le
répertoire © Judith Rice-Lesage, 2006 (Traductions Métatext)
PIANO PLUS
.
En mettant sur pied Piano
Plus, la Fondation Piano Six assure la pérennité de l’œuvre commencée en
1993 par son programme de tournées Piano Six. Au cours des dix années
d’exercice de Piano Six, six de nos plus célèbres pianistes de concert,
sous la direction de la fondatrice Janina Fialkowska, ont effectué une
soixantaine de tournées hors des sentiers battus, jouant pour des cachets
symboliques dans une kyrielle d’écoles et de petites salles de concert, pour le
plus grand bonheur de quelque 100 000 mélomanes, écoliers et professeurs. Et
maintenant, sous la bannière de Piano Plus, des violonistes et
violoncellistes renommés ainsi que des grands noms de l’art vocal viennent
s’ajouter à ce regroupement de pianistes fondateurs, élargissant ainsi la gamme
des activités possibles et enrichissant le contenu de la programmation. Et
puisque ces artistes offrent leurs services pour une fraction de leur cachet
habituel, même les diffuseurs exerçant dans des petits centres peuvent se
prévaloir de cette merveilleuse occasion.
Coordonnées
Marie Josée Bourgeois, coordonnatrice
régionale
298, rue Principale, Fassett (Québec) J0V 1H0 Tél: 819 423 6428
C:
mjbourgeois2002@hotmail.com
Vos dons pour soutenir Piano
Plus peuvent être envoyés à La Fondation Piano Six, 283,
avenue Beresford, Toronto (ON)
M6S 3B4 Tél: 416-766-2229 Téléc. : 416-766-8029 C: handev_9497@yahoo.com
CLASSE DE MAÎTRE PIANO PLUS
19 FÉVRIER 2006
PAPINEAUVILLE, QUÉBEC
19 fév
(dimanche) Papineauville (QB) Auditorium LJP, 350 places
classe de
maître, 11h piano : Yamaha
1.
Émilie Papillon-Dion, 17
ans, au sec. 5, Grade 9 au RCM en piano
et de Grade 8 en violon, 3e niveau en théorie (Grade 2 du RCM), élève de Huguette Voyer
2.
Émilie Sabourin, 15 ans, secondaire IV, grade
6, Conservatoire de Toronto, élève de Marthe Major.
3.
Cassandre Leroux-Gagnon, 15 ans, secondaire IV, 6e
année, École de musique Vincent d’Indy, Montréal, élève de Marthe Major
4.
Caroline Bessette, 16 ans, École de musique Vincent d’Indy,
Montréal, élève de Marthe Major